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Brignogan la Belle

par Joël archives 2008

Un peu d’Histoire :

Brignogan a des liens très forts avec notre Chorale : Brignogan est située sur la Côte des Légendes au cœur du Pays pagan, Brignogan est, c’est bien connu, le port de Lesneven, ou du moins Pontusval l'était…port de cabotage par où passaient les marchandises, le grain surtout, très surveillé par les douanes, d'où la présence des « maisons de pierre » à la pointe de Beg ar Scaf et à Coat-Tanguy près de Castel Régis. Brignogan n'était au début que le nom d'un hameau situé sur la hauteur du territoire (la place de la mairie actuelle) entouré d'autres hameaux ayant pour nom : Créac'h Vian, Naod Hir, Le Scluz, Le Garo... L’accès au port étant très difficile, des pilotes montaient à bord des vaisseaux et sur cette Côte de Légendes, on raconte  même que les rochers, à l’entrée de la baie, changeaient de place : ainsi un pilote monta à bord d’un bâteau pour le faire entrer, puis attendit dans un bar le déchargement de la précieuse cargaison, qui fut… très long, il attendit, attendit, puis remonta à bord. Mais le vaisseau s’échoua sur un rocher : le pilote garantit que ce n’était pas par sa faute, le rocher avait changé de place en passant de babord à tribord dans la journée : ainsi naissent les légendes !

Cliquer sur l'Horloge à marée ci-dessus, ou en marge droite du "blog", pour accéder à l'Annuaire des marées Brignogan.

Le hameau central s'étant agrandi a fini par englober les autres qui sont maintenant des quartiers de la commune et dont les rues ont pris les noms. Lorsque Brignogan n'était qu'un hameau, le port s'appelait Pontusval. Brignogan faisait alors partie de la paroisse de Plounéour-Trez. En 1924 une pétition réclama le titre de « Brignogan commune ». En avril 1933, le Sénat vote le projet érigeant Brignogan en commune distincte de la commune de Plounéour-Trez. En 1934 (loi du 27 janvier 1934) après bien des vicissitudes, Brignogan devint autonome avec 313 hectares et 1 200 habitants, et est devenu Brignogan-Plages en 1936 pour mettre en valeur sa vocation de station balnéaire. La paroisse de Brignogan est créée le 7 juin 1935 (elle dépendait de l'ancien évêché de Léon). L'église Sainte-Bernadette (1938-1960), en forme de croix latine avec chevet terminé en heptagone outrepassé a été construite en 1938-1939 sur les plans de M. Courcoux, architecte à Saint-Brieuc. C’est donc une des quelques églises privées de France puisque construite après la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat. On y trouve un statue en kersanton de saint Paul Aurélien et des vitraux modernes exécutés par les ateliers Labouret.

Un ouvrage récent (Bernard Tanguy, Dictionnaire des communes, trèves et paroisses du Finistère, éditions du Chasse-Marée 1990) émet l’hypothèse que le bourg de Brignogan, situé sur un mamelon, devrait la première partie de son nom au vieux breton bren : colline, la seconde partie du toponyme ogan existant en d’autres endroits, ainsi que comme nom de famille.
Or, un autre auteur (François Gourvil : Noms de famille bretons d’origine toponymique, éditions de la société archéologique du Finistère, Quimper 1970) écrit ceci, en 1982, dans le bulletin de la société : « Braenog, nom de lieu en Cardiganshire, Pays de Galles : braen “putride” + og. Brignogan, Finistère, de brein “pourri” + suffixe oc, propre au bas léonais + diminutif an. Le nom de cette station balnéaire a dû concerner à l’origine un endroits où s’accumulaient des algues marines qu’on laissait pourrir sur place ». Le même auteur estime avoir relevé des milliers de correspondances toponymiques entre le Pays de Galles et le seul Finistère.

 

Brignogan est situé sur la Côte des Légendes au cœur du Pays pagan, célèbre pour ses pilleurs d'épaves. Les pêcheurs paysans, très pauvres, faisaient disparaître en quelques heures les cargaisons des navires échoués sur les brisants de cette côte farouche. Cette pratique dite du droit de naufrage fut interdite par Colbert en 1681. Le menhir de Pontusval ou Men Marz. avec ses 8,50 mètres de hauteur et sa masse de l'ordre de 80 tonnes, fait partie des quatre menhirs les plus hauts de France et est classé monument historique. Il fait partie des nombreux menhirs profanés.



Le Concert :
 

Le public était nombreux, le répertoire copieux.

Mais terminons là la prose, voici quelques extraits (Nécessite "Adobe FLASH Player"):

Merci à toute l'Equipe de Brignogan qui nous a accueillis et particulièrement à Christine Théard qui nous a envoyé quelques clichés du concert. 

Choeur Populaire Russe

   

Ave Maria (dit de Caccini)

 

Chanter

 

Ecce Gratum

 

Franz

 

Gloria (Vivaldi)

 

Gwir Vretoned

 

Hallelujah (Haendel)

 

Les Roses d'Ouessant

 

 West Side Story

 

 

Voir l'album photos en marge du blog

 

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Bon été à toutes les Belles et à tous les Braves!
Chantez pour que le Monde soit plus beau!
Chordialement Vôtre,

Joël C.

 

Références/Bibliographie:
François Gourvil : Noms de famille bretons d’origine toponymique, éditions de la société archéologique du Finistère, Quimper 1970
Bernard Tanguy, Dictionnaire des communes, trèves et paroisses du Finistère, éditions du Chasse-Marée 1990
Wikipedia

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